Te Comparer

Comparer c'est vouloir tuer la différence, si riche, et le changement est une façon d'accéder au choix.
Il est rentré dans ma vie comme une chanson de Sam Cooke, aussi lente et svelte, pure et magique. Il en est sorti comme une compassion qui ne devait pas contredire le temps qui passe.
L'autre est arrivé alors qu'il ne me restait que très peu de surface. Je devenais étrange, déterminée à tourner la page qui contenait trop de ratures.
Il a ce qu'il faut pour m'aider à faire les bons choix ; calme comme une seconde du dimanche, et patient comme une après midi paisible sous un arbre.
Pourtant le premier est là, recroquevillé dans mes profondes solitudes de lectures, mes changements de tenus qui accompagnent les saisons. Il ne quitte pas le pas de ma porte, qu'il a pendant si longtemps foulé ; et pourtant j'ai le choix.
Comparer c'est tuer la différence, si riche, et le changement est une façon d'accéder à soi.
Alors je marche devant, sans regarder cette stature qui pille mon besoin d'avancer.
Assouvir ses envies est une friandise que l'on essais de ne pas goûter au risque d'en devenir boulimique. Combien de fois j'ai voulu m'approcher du combiné et composer son numéro, mais je me souvenais que des premiers chiffres, les autres, j'ai tragiquement refusé de les connaître par c½ur.
L'autre est là, avec sa présence si délicate posée sur les souvenirs que j'avais de toi.
Je t'oublierais même si je dois te comparer pour accepter, mais je lui dois bien ça, car le changement est une façon d'accéder à sa propre loi.

# Enviado el miércoles 30 de abril de 2008 20:32

Modificado el miércoles 30 de abril de 2008 20:43

BANLIEUSARDS

Je L'ai rencontré en 2007 dans le cadre de mon boulot, et dans ce même cadre je me suis prise des baffes, je me suis couchée, car la douleur avait immobilisée ma force et ma détermination....
Et là je tombe sur lui, avec un message que je refusais de croire !!
Par ce qu'il y a des gamins qui ne perçoivent plus ce message, quelques images peuvent donner plus que toute une société...
Pour ceux qui ne sont pas tombé sur "Banlieusards" allez y, CLIQUEZ !!!!




On n'est pas condamné à l'échec, voilà l'chant des combattants
Banlieusard et fier de l'être, j'ai écrit l'hymne des battants
Ceux qui n'font pas toujours ce qu'on attend d'eux
Qui n'disent pas toujours c'que l'on veut entendre d'eux
Parce que la vie est un combat
Pour ceux d'en haut comme pour ceux d'en bas
Si tu n'acceptes pas ça tu n'est qu'un lâche
Lève toi et marche !
C'est 1 pour les miens, arabes et noirs pour la plupart
Et pour mes babtous (blanc), prolétaires et banlieusards
Le 2, ce sera pour ceux qui rêvent d'une France unifiée
Parce qu'à ce jour y'a deux France, qui peut le nier ?
Et moi je serai de la 2ème France, celle de l'insécurité
Des terroristes potentiels, des assistés
C'est c'qu'ils attendent de nous, mais j'ai d'autres projets qu'ils retiennent ça
Je ne suis pas une victime mais un soldat
Regarde moi, j'suis noir et fier de l'être
J'manie la langue de Molière, j'en maîtrise les lettres
Français parce que la France a colonisé mes ancêtres
Mais mon esprit est libre et mon Afrique n'a aucune dette
Je suis parti de rien, les pieds entravés
Le système ne m'a rien donné, j'ai du le braver
Depuis la ligne de départ, ils ont piégé ma course
Pendant que les keufs me coursaient, eux investissaient en bourse
J'étais censé échouer, finir écroué
La peau trouée... Et si j'en parle la gorge nouée
C'est que j'ai nagé dans des eaux profondes sans bouée
J'ai le ghetto tatoué, dans la peau, j'suis Rebel comme Ekoué
Mais l'espoir ne m'a jamais quitté
En attendant des jours meilleurs, j'ai résisté
Et je continue encore
Je suis le capitaine dans le bateau de mes efforts
J'n'attend rien du système, je suis un indépendant
J'aspire à être un gagnant donné perdant
Parce qu'on vient de la banlieue,
C'est vrai, qu'on a grandi, non Les yeux dans les bleus mais des bleus dans les yeux
Pourquoi nous dans les ghettos, eux à l'ENA
Nous derrière les barreaux, eux au sénat
Ils défendent leurs intérêts, éludent nos problèmes
Mais une question reste en suspens, qu'a-t-on fait pour nous-mêmes ?
Qu'a-t-on fait pour protéger les nôtres
Des mêmes erreurs que les nôtres ?
Regarde c'que deviennent nos petits frères
D'abord c'est l'échec scolaire, l'exclusion donc la colère
La violence et les civières, la prison ou le cimetière
On n'est pas condamné à l'échec
Pour nous c'est dur, mais ça ne doit pas devenir un prétexte
Par honneur pour ce qu'ont accompli nos parents
On n'peut pas baisser les bras
Malgré les déceptions et les dépressions
Suite à la pression, que chacun d'entre nous ressent
Malgré la répression et les oppressions
Les discriminations, puis les arrestations
Malgré les provocations, les incarcérations
Le manque de compréhension, les peurs et les pulsions
Leur désir, de nous maintenir la tête sous l'eau
Transcende ma motivation
Nourrit mon ambition
Il est temps que la 2ème France s'éveille
J'ai envie d'être plus direct, il est temps qu'on fasse de l'oseille (argent)
C'que la France ne nous donne pas on va lui prendre
J'veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre
Si on est livré à nous-mêmes, le combat faut qu'on le livre nous-mêmes
Il ne suffit pas de chanter, « regarde comme ils nous malmènent »
Il faut que tu apprennes, que tu comprennes et que t'entreprennes
Avant de crier « c'est pas la peine ! Quoi qu'il advienne, le système nous freine ! »
A toi de voir ! T'es un lâche ou un soldat ?
Brandis l'épée du courage, entreprend et bat toi !
Banlieusard et fier de l'être
On n'est pas condamné à l'échec
Diplômés, éclairés ou paumés
En 4x4 en tromé (metro), gentils ou chantmé (mechant)
La banlieue a trop chômé, je sais c'que la France promet
Mais que c'est un crime contre notre avenir que la France commet
C'est pour les discriminés, souvent incriminés
Les innocents, qu'ils traîtes comme de vrais criminels
On a l'image des prédateurs, mais on est que des proies
Capables mais coupables et exclus de l'emploi
Si j'rugis comme un lion c'est qu'j'compte pas m'laisser faire
J'suis pas un mendiant, j'suis venu prendre c'qu'ils m'ont promis hier
Même s'il me faut 2 fois plus de courage, 2 fois plus de rage
Car y'a 2 fois plus d'obstacles et 2 fois moins d'avantages
Et alors ?! Ma victoire aura 2 fois plus de goût
Avant d'pouvoir la savourer, j'prendrai 2 fois plus de coups
Les pièges sont nombreux, il faut qu'j'sois 2 fois plus attentif
2 fois plus qualifié et 2 fois plus motivé
Si t'aimes pleurer sur ton sort, reste pas à côté d'moi
J'te l'répète, je n'suis pas une victime et un soldat
Banlieusard et fier de l'être
On n'est pas condamné à l'échec !

On est condamné à réussir
A franchir les barrières, construire des carrières
Regarde c'qu'ont accompli nos parents
C'qu'ils ont subi pour qu'on accède à l'éducation
Ou serait-on sans leurs sacrifices ?
Comme Mahmoud pour Thays.....
Bien sûr que le travail a du mérite
O combien j'admire nos pères
Manutentionnaires mais fiers
Si on gâche tout où est le respect ?
Si on échoué où est le progrès ?
Chaque fils d'immigré est en mission
Chaque fils de pauvres doit avoir de l'ambition
Tu peux pas laisser, s'évaporer tes rêves en fumée
Dans un hall enfumé
A fumer des substances qui brisent ta volonté
Anesthésient tes désirs et noient tes capacités
On vaut mieux que ça !
Rien n'arrête un banlieusard qui se bat
On est jeunes, forts et nos s½urs sont belles
Immense est le talent qu'elles portent en elle
Ce texte je vous le devais
Même si j'l'écris le c½ur serré
Et si tu pleures, pleure des larmes de détermination
Car ceci n'est pas une plainte, c'est une révolution !
Vois-tu des faibles ici ?
Je ne vois que des hommes qui portent le glaive ici
Banlieusards et fiers de l'être
On n'est pas condamné a l'échec !

# Enviado el martes 04 de marzo de 2008 18:07

Modificado el miércoles 05 de marzo de 2008 16:40

U & I

Lorsqu'il faut changer de calendrier, il faut s'assurer que l'on a une bonne écharpe qui vous protège des intempéries.
Dehors le temps a changé d'horizon, le soleil se couche avant de dire bonsoir.
J'ai découvert qu'il fallait s'accroupir pour obtenir une nuance de respect, qu'il y avait des gens au dessus des étoiles, et par-dessus tout.
« Ain't no sunshine when he's gone », je l'ai découvert, ce sentiment aussi, dès lors que les notes sont soudainement devenues aphones.
« Jadis », comme s'il y avait eu une époque inclassable, inoubliable et désormais révolue.
J'écoute en boucle « You Can get by » de Emily King. j'ai un peu fait le tour, bientôt je vais choper mon iPhone afin de compiler tout ce qui me rattachait au monde que j'aimais.
Matériel, physique et plus lent...
Les amis, les amours, les guides spirituels, les interagissant, les âmes perdues, les grandes gueules, les pièges à loup, les prescripteurs du mensonge...ils ont croisés ma vie durant une année en prenant le temps de me dérober.
Lorsqu'il faut laisser filer la dernière semaine d'une année viscéralement glaçante, on se dit qu'il faut s'acheter un billet pour l'avenir en First Class...

# Enviado el lunes 24 de diciembre de 2007 21:22

Modificado el miércoles 30 de abril de 2008 20:47

LE COMTE DES MAUX

Jugement de valeur, interdiction, désenchantement, condition humaine, récit d'un c½ur brisé, détermination, destinée de prolétaire, affiche du nouveau président, centenaire, alcoolisé, mails incessants, inconstance, incompréhension, derrière mes larmes, battement de c½ur, concert India Arie, rencontre fade, love à sens unique, du chaud au froid, contre toute attente, avis aux loosers, mes nerfs, les jumeaux, la vie, ignore moi, quitte le, laissé aller, courage, combativité, solitude, passéiste, abrutissement, falsification, colère noire, retour à la case départ, fin de la course,
Psychanalyse, chute humaniste, face to face, les rideaux tombent, une nouvelle copine, la chute, Luv Luv LuV by Donnie Hathaway, impression de déjà vue, caricature du mal, rêve collectif, absurdité morale, they can't tell me nothing, devine qui se cache derrière les mots : le mito, sage poète de la haut, entre ciment et belle étoile,

# Enviado el lunes 13 de agosto de 2007 13:05

Modificado el martes 14 de agosto de 2007 07:57

IL NEIGE UN MOIS DE JUILLET

IL NEIGE UN MOIS DE JUILLET
Ma compréhension a pris un sacré coup, l'ange qui sommeillait en moi a ôté ses ailes lorsque je dormais profondément et les a déposées à mes pieds.
L'amour me joue des tours, le boulot me fait pousser des dents de vampires, mon amour propre est la seule chose qui ne m'a pas tourné le dos.
Une telle franchise ne peut être que le fruit d'une réelle désillusion.
Ces jeunes hommes noirs qui font leurs courses à la gallérie la Fayette, les cheveux maquillé au fer à lisser me regardant de haut.
De nouveau l'incompréhension, croire que la mixité est la solution qui leur reste afin d'oublier leurs douleurs d'intégration ; éviter de côtoyer une jeune femme noire, et préférer la compagnie d'Isabelle sous prétexte qu'à ses cotés tu te sens accepter.
La mixité, si les politiques sont obligés de réfléchir à sa réglementation, ça signifie que l'on est loin de la victoire ; sachez le.
L'incompréhension, car aujourd'hui il n'y a plus de règles, ceux qui prêchent portent des strings. L'humour cache des horreurs, la merde ne tache plus par ce qu'elle est visible sur la gueule des cons et tout le monde s'en fou.
L'incompréhension, c'est une virgule qui exploite en mettant les guillemets lors de ses campagnes publicitaires.
L'incompréhension, c'est cette foutue déclaration des droits de l'homme, c'est à croire que la révolution s'est faites dans les caves de vin de France.
L'incompréhension c'est de se dire que l'on aime alors que l'autre fourre et efface ton respect dès qu'il croise une femme.
La virulence est devenue lâche, passive, la gentillesse te fait prendre des patates de fourberie, la mission De l'ONU cache un visage sanguinaire. La musique manque de mots, les interdits sont devenus Hype, pire que la mode, la calomnie.
La construction psychologique des gamins se ferra dans la détresse de leurs parents, par ce qu'ils seront destinés à grandir dans l'absence de sens.
Lorsque je serais grand je serais humain, telle sera le rêve de toute une génération.

# Enviado el viernes 06 de julio de 2007 13:04