MON PROJET

MON PROJET
J'arrête par ce que c'est faux, ils n'aiment pas la femme, Mars ou Venus, le Rose ou Le Bleu, la poupée à la moto, l'enterrement de vie de jeune fille à la soirée avec la strip Teaseuse.
Je ne comprends ni les couleurs ni le marché publicitaire, je ne vois rien d'autre que du malabar mâchouillé et qui perd tout son colorant et sa teneur en sucre.

J'arrête par ce que c'est faux, de penser qu'on ne tient que les murs du ghetto, que dans nos mains on n'y trouvera jamais un livre mais seulement la barrette de shit qui rapporte des coupures de 20. Qu'au fond de nous il n'y a pas de larmes ni d'amour mais juste des bastosses depuis qu'on joue dans le bac à sable.
Casse la télévision et la radio et part en Afrique.

J'arrête par ce que c'est faux, de se dire que le divorce est la solution, mais aussi que le mariage est l'exclusivité des êtres. Dites vous que la robe blanche ne rentrera plus dans 10 ans. Par ce que la vie avec lui aura décousu ton corps, et par ce que lui il ira chercher la fermeté de la jeunesse en guerre contre le temps qui passe. La jeunesse qui ressort tous les week end de la clinique chirurgicale du Sud.

j'arrête par ce que c'est faux, l'humanitaire de nos jours cache un retroplanning Marketing dans lequel se mélange l'hymne du front National, les statistiques qui gonflent le sable mouvant qui entraîne l'Afrique ; et la verrue des grands lobbies qui vont vendre leurs livre sur TF1.

Je vais arrêter de vous dire ce qui me touche, ce qui me donne de l'air dans les poumons, ce qui ressemble à une réalité.

J'arrête je casse la télévision et la radio et je me barre en Afrique. Là bas j'aurais les pieds sur terre par ce que c'est vrai, le sida, les pirogues en partance pour l'Europe, le Darfour, les combats des associations locales, le système D, la grand-mère qui est encore avec le grand père, les amis d'enfances, la maison avec les odeurs de la cuisine qui laissent échapper un poisson grillé au citron, les après midi à l'ombre du soleil en train de jouer aux dés ou aux cartes.
J'arrête par ce que c'est faux, peut être que ça ne change pas, par ce qu'on continue à acheter du coca, qu'on se contente d'aller au taf, et de rentrer dans le moule. Par ce que j'ai les crow, la dalle, ni les hommes qui grognent, ni l'argent, ni les soirées asphyxiantes de Paris n'arrivent à me donner envie de continuer à me mentir.


Keny Arkana

« Le temps c'est pas de l'argent! Cette connerie nous affaiblit
Ton Temps c'est ta durée de vie, et Dieu nous a fait libre... »

# Posté le mercredi 04 avril 2007 06:44

Modifié le mercredi 30 avril 2008 20:56

Le passage vers la deraison

Le passage vers la deraison
Il se tiens debout dans ma vie comme sil avait eut une seconde qui lui appartenait, quelque chose qui devait etre à moi est devenu sien.
Je ne suis plus telle la pensive ou la profonde, je suis celle qui doit lui oter ses lendemain, celle qui doit rassurer son etre fondu dans la trentaine et qui doute detre.
Ma tranquilité a pris lage du devenir, du finallement il se pourrait quil se passe quelque chose.
Et si comme la dit Dan, on jouait tout les deux, si on samusait un instant à etre heureux.
Cette phrase danse dans mes veines comme lorsque je dois le laisser quitter mes saveurs pour un chez lui que jignore.
Je le laisse tarder dans ma vie, et demain ce sera lui qui en demandera. Je ne pensais pas à ces questions sans réponses, pleines de turbulences et entierement dédiées à linsomnie.
La lumière figée dans mes yeux ne laissent rien deviner. Il rentre chez lui, commence sa semaine et moi alors je reste dans la lassitude des mots muets.
Je surplombe le reste du monde avec cette splendide inquiétude qui habite mon etre, il semblerait que cest le début dun sentiment, mais celui ci minquiete fortement car je suis la seule à le deviner.

# Posté le vendredi 09 mars 2007 22:39

Modifié le vendredi 01 juin 2007 08:32

Simple Regard Sur Ma Quiétude

Simple Regard Sur Ma Quiétude
Un regard lointain, une ombre familière croisée entre deux métros, un spectacle au centre national de la danse, un memo pour ne pas oublier d'aimer la vie, le miroir avec les traces de tes lèvres pour me rappeler que son doux parfum reste des journées entières avant d'être remplacé par le goudron. Le contact de ce nouveau jean qui épouse ma peau, mes cheveux qui réchauffent mon front et cache mon regard qui s'égard d'ici et là.
Le coup de fil pour commencer une vie, un boulot et une nouvelle année qui effleure mes espérances. La signature en bas de ce cheque qui refuse de quitter la paume de ma main, des travaux enfin amorcés et le rouge accueillant s'approprie mes murs, mes lieux, mon moi.
Les diners reportés au weekend end prochain, et finalement le quart de siècle dans une semaine ou deux, sans Saint valentin et d'ailleurs pas forcément le gout pour le rose.
Allonger sur ce lit ; espièglerie et nouvelle frimousse qui surplombe mes songes, je dors à peine et je me réveil dans un nouveau décor. Quelques formalités, les courses, le chant de mes pensées qui orchestrent mon courage, car je dois affronter l'orage, des fins de semaines houleuses et pas forcément la tête dans les nuages; je bosse dur pour oublier que je dois demain assurer encore plus pour endormir les doutes, les inquiétudes et les soupirs sociaux.
Je te rends la monnaie après m'avoir tendue un sandwich au gout paprika et à la mayonnaise fait maison.
Je me pose 5 minutes et je contemple les talons qui défilent, et mon image qui se reflete sur ses façades parisiennes viens rassurer mon quotidien, apporter des pages neuves à mon existence; j'adore cette chanson qui fini par te donner une jolie définition de la vie. Celle qui change, qui se passe des idées reçus.qui surplombe tout ce que l'on ignore.

# Posté le mercredi 07 février 2007 18:12

Modifié le jeudi 08 février 2007 05:56

bail précaire

bail précaire
J'invoque la pureté des mots et des idées, mais le monde est une monnaie d'échange qui n'a plus vraiment le gout de la vie, mais on se garde de résister pour un quelconque avenir qui prend forme dans les entrailles de l'égarement.

La plus petite larme qui coule sur mon front provoque en moi un déluge d'émotions qui secouent ma plume pendant quelques jours. Je grouille de souvenirs et les bordures prennent le large, ne s'accommodent plus sur une page blanche, elles dérivent vers d'autres lieux plus informels.

Mes hanches en veulent plus, je veux marcher des heures entières et avoir l'impression de parcourir la Mecque, de méditer pour le salut de mon âme. Mon amour brulant pour ces armuriers qui balancent mon c½ur de branche en branche, franchissant des nuits et des jours dans la pénombre, je crois que cet amour a pris un sérieux temps mort.

Je vous parle de ces hommes qui vont et viennent dans mon calme, vacillant mon temps et limitant mon puits d'amour au strict minimum, je crois qu'il serait temps de songer à appliquer les quelques consignes laissées par un ami en cas de crise cosmique.

Le soleil me rendra meilleur, je le sais depuis déjà un été, et ces ombres qui s'endorment sans avoir à prendre de cachets , sans avoir à prendre une respiration profonde, ou participer à des thérapies de relaxation apprivoisent ma recherche de sérénité.

Ici On est noire et plus encore, on est juste une carte d'identité, soit une carte étudiante, soit une carte de résident, soit un français originaire de.
La violence de l'amertume donne des ailes parfois et la facilité du rêve devient une frustration croissante et une mélancolie gardienne de tes quêtes.
Alors que les musiques savantes obtiennent des subventions phénoménales, les lieux culturels bénéficient d'un protectionnisme légendaire même en matière d'imposition. Les jeunes voient le quotidien briser leurs liens sociaux, et voient les façades de leurs bâtiments prendre l'aspect de problématiques, de « quartiers ».

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 20:06

Modifié le mercredi 23 mai 2007 02:42

..Pile Ou Face..

..Pile Ou Face..
Il me reste une pièce de 50 centimes au fond de mon sac, que je jette en l'air instinctivement, pile ou face, quelles histoires m'attendent, quel sera ma dernière lanterne.

Je ne serais plus en retard, je vous le promets, je l'ai dit avec une vigoureuse assurance, qu'il semblerait que j'ai réveillé un houleux brigand.
Des regards m'accusent et je souris à mes grandes faiblesses ; avec une naïveté fétiche, j'assume d'être sur la ligne de mire.

Je ne serais plus la même, je le jure, je ferme les yeux, la pièce semble planer, rouler, avoir le tournie; elle est toujours en suspens dans les airs, et je vois ma montre m'indiquer une nouvelle date.
Je me lève et me ressert un verre, puis presse le bouton pour laisser la musique tuer les dernières railleries.

Pourtant les résolutions vont bon train, et s'écoulent entre l'entrechoquement de verres, et les éclats de paillettes. 365 jours plus tard, et on attend plus rien des gens.

Le plus grand changement se fait entre l'horloge et mon détachement. j'ai oté le masque, Envie de piquer une tête dans une piscine, envie de m'inonder dans une source.
Mouiller cette robe si déshabillé et ôter le n½ud qui s'est fiancé le temps d'une soirée à ma nuque.


Glorifier en beauté cette complaisante année qui a mâchouillée mon âme, bricolée avec ma timidité, chorégraphiée mes larmoyantes et incessantes colères, caricaturée mes bonheurs, divulguée mes hanches, sabotée mes cartouches d'encres, oxygénée mes limites, nuancée mes grands yeux, et donnée le Do à mon salon.

J'éteins la lumière, au son de « people Get Ready », par ce que j'ignore ce qui m'attend, je songe à tout ce qui m'a le plus marqué ces 25 dernières années, mon pays, les bagages fait à la hate, le changement de temperature, le mal du pays, la vie sans toit, la vie sans droits, et puis le frottement de ma colère et de ma couleur sur les feuilles blanches, le discours de Martin Luther King tous les matins qui tournait sur mon vieux poste cassette, les petits mots assignés dans les livres, la foi dans mes petites mains, la victoire partout, les autrefois.

La pièce est tombée sur ce bon vieux parquet qui a besoin d'un cirage. Pile ou Face, cette année c'est Face ; il semblerait que je sois sur la bonne voie.



**Curtis Mayfield by Alicia Keys - People Get Ready**


# Posté le dimanche 07 janvier 2007 21:16

Modifié le dimanche 07 janvier 2007 21:27