J'ai fui celui qui avait réussi à éteindre ma grande méfiance, laissé filer dans les bras d'une voilé, dois je le dévoiler ? Oui c'est déjà dit.
Foncer vers une porte, une chance, une fraction de seconde. Oui je sais faire rire les mots lorsque les miens sont esclaves du silence.
Jouer un jeu pour éviter les flashes back, la mémoire aime la controverse, les histoires qui sont une file d'attente inutile vers quelque chose de plus brillant.
Un jeune homme m'a dit il n'y a pas très longtemps qu'il veut savoir qui je suis ; celle qui se cache derrière les mots. Je lui ai répondu « only a woman ». C'est ce qui se lit sur mon visage le matin lorsque je me rends au boulot, entre 2 trains pour me rendre aussi à la fac, et une longue satyre tiré d'un roman, oui jonglant et étirant le temps comme pas mal d'étudiants. Je suis héroïquement timide lorsque la chose me touche, simplement tendre avec l'être humain si cuivré de mélodrames ; accomplie dans mes fantasmes de grandeur, et passablement en détresse face à cette société qui semble aimer Sarkozy plus que des nobles noms d'humanistes.
Je me souviens de ces lettres entassées sous mon lit, que je devais lui poster, rêvant de le voir franchir le seuil de mon jardin, flash back, mais aujourd'hui je me dis que le meilleur de moi doit sommeiller quelque part.
Only a woman, qui semble avoir les tripes d'un homme, et pas mal d'enfance en elle pour tuer les loups avec son imaginaire et peut être croire un peu en cette cendrillon qui s'illumina un soir dans les bras d'un prince ?
Bellissime, furieuse, familiale, calme et pas assez patiente pour laisser le mensonge faire partie de sa vie. Compliquant les idées reçus, enrichie aux désires, souvent silencieusement et mélancoliquement amoureuse.
J'en dirais plus une autre fois, lorsque j'aurais eu « le complice » qui s'aura m'écouter.


