ONLY A WOMAN

ONLY A WOMAN
Je crois qu'il est temps de foncer, laissé les battements de mon c½ur de coté pour attraper ce qui m'essouffle tant. Fuir la pénombre c'est la meilleure des douceurs.
J'ai fui celui qui avait réussi à éteindre ma grande méfiance, laissé filer dans les bras d'une voilé, dois je le dévoiler ? Oui c'est déjà dit.
Foncer vers une porte, une chance, une fraction de seconde. Oui je sais faire rire les mots lorsque les miens sont esclaves du silence.
Jouer un jeu pour éviter les flashes back, la mémoire aime la controverse, les histoires qui sont une file d'attente inutile vers quelque chose de plus brillant.

Un jeune homme m'a dit il n'y a pas très longtemps qu'il veut savoir qui je suis ; celle qui se cache derrière les mots. Je lui ai répondu « only a woman ». C'est ce qui se lit sur mon visage le matin lorsque je me rends au boulot, entre 2 trains pour me rendre aussi à la fac, et une longue satyre tiré d'un roman, oui jonglant et étirant le temps comme pas mal d'étudiants. Je suis héroïquement timide lorsque la chose me touche, simplement tendre avec l'être humain si cuivré de mélodrames ; accomplie dans mes fantasmes de grandeur, et passablement en détresse face à cette société qui semble aimer Sarkozy plus que des nobles noms d'humanistes.

Je me souviens de ces lettres entassées sous mon lit, que je devais lui poster, rêvant de le voir franchir le seuil de mon jardin, flash back, mais aujourd'hui je me dis que le meilleur de moi doit sommeiller quelque part.

Only a woman, qui semble avoir les tripes d'un homme, et pas mal d'enfance en elle pour tuer les loups avec son imaginaire et peut être croire un peu en cette cendrillon qui s'illumina un soir dans les bras d'un prince ?
Bellissime, furieuse, familiale, calme et pas assez patiente pour laisser le mensonge faire partie de sa vie. Compliquant les idées reçus, enrichie aux désires, souvent silencieusement et mélancoliquement amoureuse.

J'en dirais plus une autre fois, lorsque j'aurais eu « le complice » qui s'aura m'écouter.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 20:21

Modifié le vendredi 17 novembre 2006 18:06

magicien

magicien
Je suis au garde à vous ma quête mes ambitions et mes luttes ; ma tête dès fois tombe, entre les trains et les livres qui jalonnent le sol de mon salon, je suis une ribambelle de rêve.

Ma vie amoureuse, mes amitiés, mes gains de cause, ma mauvaise humeur transite, mon sang coloré de globules bouillonnant.
Je gagne je sais, à me découvrir, à grandir dans ma tête et j'injecte mes veines de valeurs fortes.

La tension est forte, je sens que je prend de l'age, j'aimerais rencontrer le fait, la vérité, mon univers. Pour l'instant il est loin, ou peut être tout prêt, alors peut être il faut que je fasse les 5 pas et lui ferra le reste.

Je m'accroche à tout ce qui m'ôte de ma détresse et mes nombreuses paresses, l'envie est tellement intense que je pourrais percuter toutes formes de grimaceries de la vie, sans que ça me donne des rides.

Maman dis qu'il faut essayer pour lutter. On comprend mieux que dans la tentation. je tente d'atteindre la plus haute marche.
La marche qui me mènera tout droit vers MOI.

# Posté le vendredi 27 octobre 2006 18:44

HEROIQUEMENT VOTRE

HEROIQUEMENT VOTRE
À tous mes héros, je ne vous ai pas suffisamment dit.
quoi dire sinon ... i love the way you love ME
J'ai parcouru mon coeur, je pensais qu'il était aride sec et transite; mais non il y avait quelque chose d'autre, une porte inexplorée.

A celui qui a épongé mes premiers larmes, essuyé la petite lame qui s'était logeait dans mon coude d'enfant, mon crew de bac à sable, Idriss et les autres ; lachés dans le monde, il y avait de quoi se sentir libre.
Cache cache, jeu de carte, la plage le dimanche, les 1ers boom; le 1st kiss, souvenirs...

je pense à mon boulanger qui me mettait toujours un bonbon en plus, et sans avoir les idées mal placées, par ce que j'etais polie.

mon prof de géo qui m'a fait découvrir la carte du monde, où se logeait L'Afrique, il m'a laissé des questions, sans réponses, certaines d'entres elle se bousculent encore dans ma tête, y aura t'il une fin?

Mon ange gardien, celle qui se prenait les coups à ma place, sans broncher par ce que j'etais sa «mwanzani» qui signifie dans ma langue «amie»


Par ce que j'avais besoin qu'on me remette les idées en place. à 14 ans je pensait être le nombril du monde, que les penseurs avaient déposés leurs sciences sous mon lit, suffisament de "moi" pour faire le monde.
Ma tante a pris le temps de me recycler avec de bonne petite claque.

Loin de t'oublier, toi ma biblio, ma culture exotique et silencieuse tu m'as rassasiée, donnée de quoi penser et de quoi rugir; mais aussi la patience de croire et de voir, au delà de ce que le monde cachait.

Il ya eu la petite artiste, qui a changée son monde, donner une virgule même la plus commerciale possible, mais elle a cru en sa virilité, maintenant il serait temps de sortir des albums intéressants; s'il te plait, même si t'es disque d'or!!!

attend, qui est ce qui manque !!

A celle qui est entre le chaud et le froid, qui perd ses moyens alors qu'elle a les armes pour détruire le reste : hercule ou encore Achille, oui elle a été là, à londres ou ailleurs, elle est là. De meilleurs jours, de l'amour même s'il manque le grand A le petit a grandira un jour.

Je te vois encore, comme si c'était la première fois, surdoser mon âme de toi, éliminant un à un les remparts, les cachettes et la force que j'avais, tu as eu ce que tu voulais, moi et le reste. Un héros, certes, mais féroce.

Il y a cette note, qui a toujours été là, même silencieuse, elle ajuste les battements de mon coeur, donne le rythme, étoffe le monde; musique, tu as accompagné les esclaves sur les bateaux négriers, donné le souffle sur les champs, et fait dansé les plus grands, tu as tenue la main à beaucoup de luttes, à ce qu'il paraît say it loud, im black and im proud; ce fut un court moment d'espoir, la subversion a ses effets, mais musique tu résisteras je le sais.

Il y a ma petite famille, amis, protagonistes des grandes virées lointaines, des week end barbec, des engueulades sans queue ni tete, des rêves et des pleurs, des concerts de folies, des hymnes à la danse et la révolte, des dangereux amoureux, des amis tout court, des soeurs, des frères aussi, quoi qu'il en soit des vies entières qui ont de quoi faire dans ma vie, qui ont décoiffer mes protections, ont réussi à pénétrer mon monde.

Il arrive que mes yeux se referment, que dans mes nombreux insomnies viens se loger une seconde d'oubli, mais le monde retrouve les couleurs, et les formes que j'aime VOUS.


NAWAL - KWELI

# Posté le samedi 30 septembre 2006 15:13

Modifié le samedi 30 septembre 2006 15:33

DETROMPEZ VOUS, IL N'Y A PAS DE FIN, DETROMPEZ VOUS JE NE SUIS PAS SUR LA FIN

DETROMPEZ VOUS, IL N'Y A PAS DE FIN, DETROMPEZ VOUS JE NE SUIS PAS SUR LA FIN
Ils ne savent pas ce que signifie le mot unité, Ce mot n'a pas d'éthnie, de race, c'est un mot humain. laissez le faire son boulot. c'est vrai Reagan est passé par là portant le drapeau de la division; Son Liberalisme a tranché le monde et les humains comme un couteau bien scillé.
à ce qu'il parait aimez la france oui quittez là; j'en vois UN d'ici qui a beaucoup écouté l'hymne Américaine.

Ils ne savent pas ce qu'est l'histoire; ils ont mis de côté leurs déboires, mais tu sais j'ai lui Du Bois ou encore Senghor. je sais lire mon gars, et je sais hurler aussi.

Ils ne savent pas pourquoi je suis prête. je me suis préparée dans le ventre de ma maman pendant 9 mois; écoutant ces voix sourdes mais réelles comter la réalité. Je suis prête depuis le jour de ma naissance à être HUMAINE.

Ils ne savent pas ce qu'est la nuit, ils ont eu le jour et suffisament de "lumières" pour dicter le monde. je traduirai ma chanson lorsque le jour se lévera du côté de la pénombre. je ne suis pas sur la fin.

Ils ne savent pas ce qu'est l'amour, non pas de larmes ni de violon autour de mes mots, mais juste d'éducation, de jutesse et de droiture. Nina Simone tu sais que Young Gifted And Black dois etre réecoutée !


Réecoutez le monde, regardez avec vos propres yeux et brancher la sono correctement, par ce que le monde tangue, il suffit pas d'équilibrer avec du faux.

**the pharcyde - if i were president**

# Posté le jeudi 28 septembre 2006 07:02

Modifié le jeudi 28 septembre 2006 07:43

..LE LONG DE LA SEINE..

..LE LONG DE LA SEINE..
Paris, des excès de désaxés, des couleurs jalonnant les ruelles qui grouillent de tout et de rien.
Du rouge au gris, signe de vie et d'impatience, mêlée à la morosité de la dureté du quotidien.
Paris, des pancartes filant à toute vitesse, au point de se perdre entre opéra et stalingrad.

Le monde se bouscule et palpite au grès des jours sans nuits. A paris, le tardif est une évidence, le fautif est celui qui a réglé son réveil pour le lendemain.
La nature humaine se dispute les guerres du monde, en passant par la guerre entre le sexe « fort » et la femme. Assis dans un bar à bastille, on écoute et on participe à cette frénésie qui n'a pas d'heure.

Un ticket pour châtelet, histoire de choper un livre, une lampe, ou une sape ; et pourquoi pas un numéro de téléphone.
On se regarde de haut en bas, on se détrousse, se remaquille et on tchipe. Rien ne nous arrive à la cheville, évidement.
Il n'y a pas d'inattendu, tout est probable, tout est à la mode, et tout se consume.

L'amour déçoit beaucoup de ses prétendants, à paris on a vite le c½ur lourd, le bleu à l'âme et la larme facile.
Haletante est l'attente, et l'oubli est une excuse pour ne pas se souvenir de notre lâcheté.

Paris est un virage dangereux, avec ses profonds périphériques, ses sens interdits. Ses banlieusards.
Quelque part de l'autre coté, ils n'aperçoivent pas très bien le levé du rideau, et pourtant tous les matins ils compostent leur ticket pour aller pointer.

Paris mes biblio, mes concerts, mes expos, et mes coups de c½urs, telle une Leela James qui ressuscitant mon âme.

Parisianisme égal au star system, on y jette du visuel désaccordé, plaqué sur nos yeux à longueurs de journées.
Paris capital des oubliés, des laissés pour compte, dans les tentes de fortune, dans les hôtels délabrés, dans les ruelles hostiles ; et dans les charters.
Paris, à Matignon on fait et défait les rêves du peuple, on se tasse dans des fauteuils confortables, et on convie à sa droite comme à sa gauche des convives qui se tirent la gueule.
Paris et ses rois de la connerie, qui se pavane avec leur racisme sous le bras, plié dans leur petit quotidien du matin, vivement 2007.

Paris a JADIS aimé le jazz, a aussi reçu OTIS REDDING et la revue Stax-Volt.
Paris aux milles visages, emprunte les rues de barbes, du Trocadéro, ou de saint Denis ; normalement ça devrait t'apprendre à aimer les couleurs.
Paris je te laisse le 16ème, par ce que j'ai pris un billet pour la province.

# Posté le samedi 19 août 2006 17:27