Une couleur noir qui pouvait s'éclaircir au fil du temps, avec la violence sexuelle donnant des quarterons, des noirs aux peau clairs, mais aux âmes souillées . Enfant du paternalisme de l'oncle SAM.
On y jouait une musique qui n'avait pas de pays, qui ressemblait à une question, à un sentiment d'exil. Cette musique bidouillait avec quelque bribes d'Afrique, et une profonde et exécrable peur, la trouille par ce que l'on nous donne que pour seule choix de savoir se vendre, décupler ses talents dont la musique; et de trouver un maitre qui pourrait aimer notre musique, car cela était une sorte de sauvegarde, une façon d'amuser son bourreau afin qu'il nous laisse en paix.
Il était une fois, le coton, si doux et soyeux dans les mains , et pourtant coupant les mains de ce peuple, le faisant saigner, au point de lui donner envie de crier une musique, pour apaiser sa douleur.
Les chants rythmant la détresse, et écoulant le temps dans un absolue abandon.
Moise a sauvé son peuple ; le conduisant à sa terre, loin des mains du tyran. Cette terre était palpable et pouvait faire pousser des friandises aux aromes juteux.
Mais ce peuple noir avait pour terre la musique, qui pouvait faire pousser des notes, à chaque kilomètre franchi, et dans chaque cabane délabrée, à chaque lieu de lynchage, on entendait l'âme chantonnait qu'un jour elle sera libre.
Libre de pouvoir s'asseoir un moment et de pleurer sa terre, qui se trouve loin de toute cette folie.
Le blues a eu les larmes aux yeux, lorsqu'il a aperçu ces chanteuses noirs qui implorent la paix.
Bessie smith, sans cela ta voix et ton blues n'est pas.
Mississippi, Chicago, et d'autres contrés pour laisser le blues rurale donner un foyer à ses âmes en errances, qui n'ont pas eu le temps d'ôter correctement leurs chaines.
La guerre a ôté la couronne au sud, mais la vie n'a pas encore jeté la clés et les chaines. Il fallait secourir son âme, du mieux que l'on pouvait. L'alcool, le sexe, la drogue dans ses « Streets » devenu légendaires, car elle étaient les seules portes de sortie, mais aussi les seules portes d'entrée pour ce peuple.
Ségrégation, minstrel show et dignité humaine .
le stereotype est une façon de se venger, et de garder dans les champs ces ames nobles. Elargir leur nez, tirer leur pauvreté au point de la confondre à leur condition humaine, leur donner pour seule et sereine place la domestication des belles demeures ; les mettre à l'ombre, loin de l'éducation, des belles maisons et de l'arme suprême : la dignité humaine.
et dans le ciel se trouve dieu. La foie est une patrie à elle seule, elle a un drapeau et pour ceux qui le croit un Paradies.
To be continued.....




