nous ne serons jamais assez bien pour grandir, donner, quitter, devenir un leader, suivre sa route une passion, un amour de toujours.
nous ne serons jamais assez bien solide pour crier sa douleur, Au lieu de verser deux trois larmes dans un coin de fauteuil, enfermé chez nous.
nous ne serons jamais suffisant pour être debout sur un pillé, et faire face aux injustices du « petit monde », le monde du Nord, et aussi celui du Sud.
nous ne serons que des vagues que l'on ramène au grès du vent et des intempéries, lorsque la mer s'agite et que l'on a qu'une petite barque pour s'accrocher.
nous ne serons que des corps allongés l'un prête de l'autre, qui se touchent et s'accrochent au manque.
il est pas officiellement mien, mais il est à moi ce soir et peut être demain.
nous ne serons qu'une histoire racontée dans un morceau, qui nous sort de l'anonymat, et qui nous donne le droit d'avoir un témoignage de sa vie, d'une douleur, d'un souvenir.
nous serons à des milliers de km de ce qui nous semblait être notre vie, notre propre trajectoire, notre façon de trouver son chemin.
des amis des voisins, des collègues de boulot, des passants dans la rue, des étrangers venus chercher une main au lieu d'un sarkozisme.
des rêves, des douleurs, des orgasmes, des frustrations, des ambitions, du savoir faire souffrir, du savoir LOVE, des balles sans gilet.
tout est à balle réelle, l'amour ou la haine ça se prend en pleine tête, et nous ne serons que des êtres humains, que des êtres humains.


