Je suis eprise de l'humanitE, de ses enfances, jeux, mais aussi de ses moments de douleurs.
Je ne peux me resigner A oublier l'existence de l'autre, je respire le meme air que lui. Je marche avec lui et je dors A ses cotEs.
J'ai cette faiblesse qui devrait pour mon grand bonheur etre une qualitE. Le c½ur sous la main.
J'ai l'air si froide et difficile A attendrir, beaucoup de gens osent le dire.
Cette fameuse distance je l'arbore pour moins souffrir.
je suis de ceux qui ont un profond sens de l'observation, ça n'est pas du voyeurisme, mais juste de l'attention et l'écoute.
Je perçois instinctivement la douleur de l'autre, meme si celui qui l'eprouve se montre combatif pour la cacher.
Je perçois les amours naissant avant tout le monde, je ragote beaucoup A ce sujet, en faisant des pronostiques que personne ne soutiens et qui se montrent toujours assez bien prononcEs.
Je ressens, je ne calcule rien, mon ame est dEvouE A autrui et ceCI depuis toujours.
Je donne mon temps sans en compter les heures, je subordonne pas, je ne refuse rien A part la vanitE. Je soigne les autres et les protege meme si je prend les bouts de verres à leur place.
Ça m'ait egale de me fissurer l'ame, par ce que la mienne est bien plus solide que celle de beaucoup de gens.
dans mon entourage on me dit que je m'oublis beaucoup, que je ne prend pas suffisamment de temps pour moi, trop lA pour ma famille, mes amis, les autres.
Mon histoire est liEe A cette petite fille, qui aimait les couleurs, les emmerdes et la nature.
Une enfance entourEe d'une dimension presque obscene du materiel. Les vautours aiment profiter de ce que l'on appel la fortune, jusqu'A ce qu'il n'en reste plus que son ombre.
Je regardais vilement se donner en spectacle les concours de chacun.
Mon camarade de tous les jours etait une fille qui avait par destin etait ecrasEe par une voiture. Et qui s'en etait sortie avec une forte envie de vivre.
Je la ressentais au plus profond de moi, cette energie, gouvernEe par une tete de mule, une fille du peuple que je ne devais pas frEquenter puisqu'elle etait pauvre, peu eduquEe et pas de bonne famille. Telle est le processus social dans beaucoup de sociEtEs de part le monde.
Mon monde A moi Etait peuplE par la vie, et rien ne pouvait faire ternir cette perception.
Je n'aimait que les enfants illegitimes de la societE, qui n'avaient rien A part un c½ur qui bat fort ; ceux qui ne portaient que peu d'importance aux absurditEs du monde.
Ceux qui aimaient tenir tete A la rEalitE, tout simplement et s'enrichir de la vitalitE des instants prEsents, en bonne santE, avoir un bout de pain dans son assiette, se vEtir, et Esperer un jour intEgrer l'Ecole au lieu de travailler pour faire vivre sa famille.
Ma condition sociale Etait si heureuse par rapport A eux. Le matin, j'Etais conduite à l'Ecole par un chauffeur, vetu des plus beaux habits, et je les regardais anonymement courir dans les rues, les pieds nus, les torses luisant de sueur.
au fond de moi j'etais comme eux, il me manquait la douceur du monde, l'attention des autres et souvent le sourir.
je me disais: La vie est lA, c'est elle qui rayonne, qui fonce et qui ne se resigne pas.
Ils me manquent tous, ils me donnent envie de decrocher la lune pour eux.
Ils sont quelques part dans ce pays absorbE par l'avilit des hommes politiques.
Ils ont grandis depuis, peut etre ont ils des petits bambins, j'espere qu'ils ont trouvEs un pied A terre et de l'amour, aussi abondant qu'une fontaine.
Ils m'ont guerris de beaucoup de choses, m'ont sauvE de ce monde de riches remplissANT les caves de vins avec la sueur du peuple.
Je me soigne, c'est ce que je repond A mes amis. Me soigner alors que je n'ai rien A soigner, j'ai tout vue, les extremes ne le sont pas tant que ça. Comme on peut le voir avec l'amour et la haine.
J'aimerai juste les conduire dans ce pays, comme dirait TETE dans
" le meilleur des mondes ".
Me joindre A eux, pour y celebrer la tranquilitE et dEchoir l'obscEnitE ET l'ignorance.
*LLOYD PARKS & ALCAPONE - STARS



